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L’internet des choses

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Internet des choses : Comment se connecter aux objets qui nous entourent ? 

Le mobile a implanté un tout autre rapport entre l’homme et les nouvelles technologies : non plus en compétition mais davantage en synergie. Le rapport est devenu réversible. 

Certains penseurs sont amenés à penser que le transhumanisme ou l’internet des objets a pour mission d’introduire une logique de domination, d’autres à la rigueur, à l’instar de la sociologue Laurence Allard préconise la « bio-socialité connectée ». 
Est-ce que tout ça doit nous servir pour mieux dominer les choses, les végétaux, les animaux et les autres hommes ? Ou est-ce qu’il n’y aurait pas là en train de se construire un nouveau lien entre nous tous, entre le vivant, entre le végétal, l'animal, l'humain et l’artefact machinique (capteurs, composants électroniques, puces…) grâce à la connexion à des réseaux de communication ? 

Le mobile : une révolution de «celles d’en bas»

Nous considérons nos outils de communication simplement comme des outils de transmission et de transferts de données, et c'est malheureusement un leur. La radio, propulsée par Marconi au 19e, servait d’appareil de transmission, de réception mais également d’emission de contenu audio. Là est la réversibilité que le mobile a su concédé aux hommes en instaurant cette relation symétrique. 
Le mobile, si l’on emprunte les termes de Michel Foucault est une « technologie du soi ». Il permet à tous d’exprimer son intériorité, de la cultiver via ses messages, ses photos ou ses vidéos, mais aussi de la partager avec d’autres. Là est la force du mobile et la raison de son succès, de plus, chacun d’entre nous détient des informations sur son « soi » et peut la partager avec son environnement. 

L’homme diminué derrière l’homme augmenté… 

La montée de l’Internet des objets rentre dans cette logique de partage. Les objets de l’environnement et les humains vont pouvoir s’échanger des informations afin de vivre en adéquation et respect. Il est important de concevoir la relation des éléments de notre environnement, y compris nous les humains. La domination des hommes sur la nature, ou sur les hommes eux-mêmes est une idéologie désuète, dans laquelle la machine ne peut être que dominé ou dominant. Cette idée laisse également penser que les hommes les plus génétiquement modifiés, les transhumanistes, auront une supériorité technologique sur leurs homologues naturels. La vision portée par les transhumanistes code culturellement la technologie comme un élément exogène à l’Humanité, contre lequel elle doit soit se battre pour survivre, pour soit succomber, soit muter. Alors que dans la vie de tous les jours, nos faits et gestes les plus quotidiens sont instrumentés par des objets techniques. 

«Mieux vivre ensemble» dans un monde tout connecté Il y aurait d’ores et déjà dans le monde plus de 9 milliards de machines et d’objets communicants, à comparer aux 6 milliards d’êtres humains eux-mêmes connectés. Les arbres de la ville de Paris, intégrant une puce RFID en guise de carte d’identité, des chiens et chats «pucés» pour les reconnaître, les retrouver et mieux les soigner, mais aussi des tuyaux, des lampadaires, de tout ce mobilier urbain qui lui aussi «communique» de plus en plus… Et puis il y a bien sûr nos mobiles et nos tablettes, avec des cartes SIM et parfois des capteurs, par exemple pour mesurer nos mouvements à des fins sportives ou pour connaître certains facteurs environnementaux… 
L’enjeu, pour la sociologue, est limpide : non une compétition nouvelle entre les êtres et avec les machines, mais une ré-appropriation «des objets pour des usages citoyens, au profit de tous et des plus pauvres, des plus fragiles», et plus largement l’invention ici et maintenant d’un «mieux vivre ensemble via ces connexions entre nous et avec toutes les entités, vivantes ou non, de notre environnement à venir.» Soit une perspective de «compagnonnage» avec toutes les entités qui nous entoure que Laurence Allard qualifie de «biosocialité connectée»

Le mobile a implanté un tout autre rapport entre l’homme et les nouvelles technologies : non plus en compétition mais davantage en synergie. Le rapport est devenu réversible. 

Certains penseurs sont amenés à penser que le transhumanisme ou l’internet des objets a pour mission d’introduire une logique de domination, d’autres à la rigueur, à l’instar de la sociologue Laurence Allard préconise la « bio-socialité connectée ». 
Est-ce que tout ça doit nous servir pour mieux dominer les choses, les végétaux, les animaux et les autres hommes ? Ou est-ce qu’il n’y aurait pas là en train de se construire un nouveau lien entre nous tous, entre le vivant, entre le végétal, l'animal, l'humain et l’artefact machinique (capteurs, composants électroniques, puces…) grâce à la connexion à des réseaux de communication ? 
Le mobile : une révolution de «celles d’en bas»

Nous considérons nos outils de communication simplement comme des outils de transmission et de transferts de données, et c'est malheureusement un leur. La radio, propulsée par Marconi au 19e, servait d’appareil de transmission, de réception mais également d’emission de contenu audio. Là est la réversibilité que le mobile a su concédé aux hommes en instaurant cette relation symétrique. 
Le mobile, si l’on emprunte les termes de Michel Foucault est une « technologie du soi ». Il permet à tous d’exprimer son intériorité, de la cultiver via ses messages, ses photos ou ses vidéos, mais aussi de la partager avec d’autres. Là est la force du mobile et la raison de son succès, de plus, chacun d’entre nous détient des informations sur son « soi » et peut la partager avec son environnement. 
L’homme diminué derrière l’homme augmenté… 

La montée de l’Internet des objets rentre dans cette logique de partage. Les objets de l’environnement et les humains vont pouvoir s’échanger des informations afin de vivre en adéquation et respect. Il est important de concevoir la relation des éléments de notre environnement, y compris nous les humains. La domination des hommes sur la nature, ou sur les hommes eux-mêmes est une idéologie désuète, dans laquelle la machine ne peut être que dominé ou dominant. Cette idée laisse également penser que les hommes les plus génétiquement modifiés, les transhumanistes, auront une supériorité technologique sur leurs homologues naturels. La vision portée par les transhumanistes code culturellement la technologie comme un élément exogène à l’Humanité, contre lequel elle doit soit se battre pour survivre, pour soit succomber, soit muter. Alors que dans la vie de tous les jours, nos faits et gestes les plus quotidiens sont instrumentés par des objets techniques. 

«Mieux vivre ensemble» dans un monde tout connecté Il y aurait d’ores et déjà dans le monde plus de 9 milliards de machines et d’objets communicants, à comparer aux 6 milliards d’êtres humains eux-mêmes connectés. Les arbres de la ville de Paris, intégrant une puce RFID en guise de carte d’identité, des chiens et chats «pucés» pour les reconnaître, les retrouver et mieux les soigner, mais aussi des tuyaux, des lampadaires, de tout ce mobilier urbain qui lui aussi «communique» de plus en plus… Et puis il y a bien sûr nos mobiles et nos tablettes, avec des cartes SIM et parfois des capteurs, par exemple pour mesurer nos mouvements à des fins sportives ou pour connaître certains facteurs environnementaux… 
L’enjeu, pour la sociologue, est limpide : non une compétition nouvelle entre les êtres et avec les machines, mais une ré-appropriation «des objets pour des usages citoyens, au profit de tous et des plus pauvres, des plus fragiles», et plus largement l’invention ici et maintenant d’un «mieux vivre ensemble via ces connexions entre nous et avec toutes les entités, vivantes ou non, de notre environnement à venir.» Soit une perspective de «compagnonnage» avec toutes les entités qui nous entoure que Laurence Allard qualifie de «biosocialité connectée»

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