Comment réussir sa campagne Marketing en utilisant la Réalité Augmentée? | Blog | Merchlar

Comment réussir sa campagne Marketing en utilisant la Réalité Augmentée?

SHARE

Tôt ou tard, toutes les entreprises devront s’adapter au virage technologique qui re-dessine peu à          peu l’écosystème mercatique actuel. Et les premiers équipés seront sûrement les leaders du marché. 

Les  médias sociaux deviennent des médias à part entière et permettent de nombreux avantages commerciaux. L’effervescence de contenu qui en découle présente alors de nouveaux enjeux aux entreprises. Il est alors nécessaire de dresser une véritable stratégie de contenu pour éviter de se retrouver ensevelis par cette vague digitale. 

Le défi principal de l’équipe marketing serait d’ériger une stratégie mettant en relief un contenu inédit, se démarquant de ses concurrents, susceptibles d’attirer l’attention du prospect. L’innovation technologique se présente alors comme la clef du leadership. 

Le marketing augmenté ajoute un nouvel éventail de solutions pour interagir avec les publicités et les évènements. À travers l’écran, le prospect accède à une expérience exclusive, une nouvelle façon de découvrir des produits, d’utiliser des services ou même de jouer.

Les marques l’utilisent de plus en plus régulièrement pour faire participer les utilisateurs à leurs différentes manifestations, une nouvelle façon de relier le monde réel au digital. C’est l’occasion de se procurer de la visibilité sur Internet et notamment du « buzz » dans les média sociaux.

Enfin, la réalité augmentée a, sans aucun doute, un rôle décisif dans le processus d’achat : le client peut directement, via une application, aller sur un site de vente online et tester le produit virtuellement chez lui, en le visualisant dans un environnement réel. La réalité augmentée a donc un pouvoir multiple : il va de pair avec l’image et la notoriété de la marque mais il permet aussi de conforter les acheteurs dans leur processus d’achat.

Il serait possible de relever l’exemple de l’enseigne Tissot, précurseur dans l’utilisation de la RA dans leurs campagnes marketing.
La marque de montres a développé une application de réalité augmentée permettant au public d’essayer virtuellement leurs produits dans la rue. Le succès fut tel que Tissot a développer une application Web permettant d’essayer les montres devant son poste d’ordinateur. 

Les résultats ne sont pas négligeables :
600 % d’augmentations des retombées associées aux relations publiques
- 85 % d’augmentation des ventes dans le magasin ayant émis la campagne RA (Selfridges)
- Plus de 50 000 visionnement sur Youtube en 1 semaine
- Point central de la stratégie marketing numérique.

Il est ainsi aisé de comprendre que le simple fait de proposer un contenu innovateur a permis de donner une direction à la campagne marketing du groupe. 

En revanche, la réalité du marché, quant à elle, ne s’augmente pas et reste fidèle aux lois d’Offre et de Demande. Il est alors essentiel de savoir comment orchestrer la RA et la sculpter aux besoins des consommateurs pour l’insérer définitivement dans leurs habitudes de consommation.

Il ne suffit pas d’intégrer cette technologie, purement et simplement, il nécessaire de savoir jongler entre l’utile et le ludique. Ainsi les équipes marketing doivent savoir comment scénariser l’intégration de RA afin d’avoir une expérience optimale et intuitive répondant aux attentes des clients. 

L’objectif d’insérer cette technologie dans la stratégie initiale est alors de provoquer de nouvelles aides à la vente (NAV). Ces dernières peuvent être provoquées par différentes techniques, dont la stimulation affective et cognitive de l’utilisateur via une expérience immersive (L’immersion est plus intense en RA). 

L’accroissement fulgurant des supports, comme les applications mobiles, ces dernières années peut être justifié par le désir des clients à vivre une expérience toujours plus intense. Cette croissance peut également être expliquée par l’émancipation du e-commerce (& m-commerce) couplée d’une pression temporelles et informationnelles en continue que subissent les consommateurs, mais également par la volonté d’innover et se différencier de la part des marques.

Il est alors tout à fait normal, que les entreprises se demandent comment optimiser ces NAV : quel support, pendant quelle phase du processus d’achat , dans quel contexte ? 

Les NAV sont des « facilitateurs de vente ou d’achat, parfois dématérialisés, mises à la disposition du vendeur ou du client qui enrichissent son expérience en lui donnant accès de manière ubiquitaire et continue à un maximum d’informations, de fonctionnalités et de réalités sur le produit / service. faisant appel à ses différents sens de manière indépendante ou concomitante l’immergeant ainsi dans un monde dual » 

Elles s’articulent autour de plusieurs caractéristiques liées à leur nature ( physique ou immatérielle, technologique, instantanée, interactive …) ou à leurs fonctionnalités ( utilité, divertissement …) et permet de déceler les aides à l’achat pour le client. Il est alors crucial pour l’entreprise de choisir les bons facilitateurs d’achat en fonction de la marque et son image, du produit et sa finalité, de sa clientèle cible et son positionnement sur le marché.

Les études s’étant intéressées aux outils intégrant des objets virtuels dans un monde réel montrent que ces dispositifs favorisent la connaissance et l’adoption d’un produit, suscitent l’envie de le posséder et par conséquent pousse le consommateur à l’achat (Li, Daugherty et Biocca, 2002 ; Miller 2004). 

Ces dispositifs technologiques améliorent la satisfaction d’achat (Murray et Haubl, 2008).  Les NAV génèrent des émotions, qui accélèrent la vente. Dans le secteur mercatique, de nombreuses recherches ont été menées et s’accordent pour définir l’émotion comme un médiateur de l’effet de l’environnement sur le comportement du consommateur (Machleit et Eroglu, 2000).

En se concentrant sur l’optimisation de l’expérience de l’utilisateur (notamment via l’aspect innovateur) ces supports deviennent une des pierres angulaires pour contrôler les états affectifs du consommateur (Lichtlé et Plichon, 2005) et inversement l’expérience peut être influencée par le plaisir éprouvé (Diep et Sweeney, 2008). Il est ainsi légitime de penser que les NAV modifient (voire intensifient) l’expérience en suscitant diverses émotions chez les consommateurs. 

En d’autres termes, plus l’expérience est intense, plus le ROI sera important. 

Comment
comments powered by Disqus