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Détaillant augmenté et virtuel

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1- Le Détaillant et la réalité Augmentée : Augmented Retailing 

Certaines compagnies, comme Big Blue, ont étudié la possibilité d'utiliser la réalité augmentée en tant que soutien aux détaillants dans le but de fournir de plus amples informations sur les biens et de recueillir plus de données sur les clients. Une approche qui est sur le point de se démocratiser grâce au téléphone mobile d’Amazon : initialement équipé d’une lentille de réalité augmentée reliée à un centre de distribution Amazon. 

Les labos d’IBM ont également mis sur pieds une technologie remarquable pour les détaillants en 2012.

"C'est une manière efficace de donner aux clients des informations sur un produit qu'il aurait normalement cherché sur le web", a déclaré Jill Puleri, vice-présidente d'IBM Retail. 

"C'est aussi une manière différente pour un détaillant, de cibler et de modifier les comportements des consommateurs et ce notamment grâce au cross-selling et à l'up-selling" a t-elle poursuivi.

La logique de cette technologie est basée sur le Timing, tout est une question de Timing ! 
Le détaillant ne doit pas laisser le temps au client de se dire : « Je vais rentrer chez moi et me renseigner sur le produit avant de l’acheter » ! Le détaillant, grâce, à la RA, peut fournir toutes les infos qui se trouvent sur le Web, à son client en temps réel. 

1.1-Identifier le produit, même sans emballage, en fonction de l’utilisateur

L’identification de produits se fait grâce à la technologie de Réalité Augmentée. Après avoir repéré le produit, le programme lance du contenu additionnel - divertissant, informatif, immersif… - qui est censé servir, si ce n’est guider le prospect dans son processus de décision. 

Ainsi, il serait possible d’améliorer cette technologie en fonction de l’utilisateur et ses informations personnelles. 

L’application pourrait répertorier plusieurs informations sur l’utilisateur - par le fait de remplir un formulaire ou un système intelligent de collecte de données personnelles - comme ses préférences, ses habitudes, ses allergies et autres informations décisives au comportement de l’utilisateur. 
Si un utilisateur est allergique au gluten, l’application l’avertira que le produit scanné en contient et représente une menace alimentaire. 
Si l’utilisateur est enclin à la consommation de produits sans OGM, l’application le préviendra de la provenance de ce fruit et pourrait même retracer son parcours logistique. 

1.2- Analyser le comportement des consommateurs

Cette technologie peut également servir d’outils permettant aux détaillants d’analyser les données générés par les consommateurs lorsqu’ils utilisent l’application. Par conséquent, la stratégie commerciale est susceptible de s’optimiser dans le temps grâce au suivi statistique quant à l’utilisation de l’app. 

Les détaillants sont alors à même d’envoyer des notifications ou messages ciblés, si ce n’est personnalisés en fonction du comportement de tel utilisateur. Illustrons par l’entremise de cet exemple : Si un utilisateur a consulté 5 fois un article de marque française sur l’appli de la Bay, ce dernier enverra un message à cet utilisateur pour lui annoncer l’arrivage imminent de la nouvelle collection de telle marque française. 
Cette analyse data, permet aux détaillant d’optimiser, si ce n’est restructuré leur stratégie en fonction de la réaction comportementales des clients. 

À l’heure actuelle, Google concocte une technologie susceptible de révolutionner le monde de traitement de l’image, de la réalité augmentée et de la modélisation 3D : Google Tango. Ils n’en sont qu’à la phase expérimentale, mais cette technologie serait capable de déterminer en temps réel les dimensions (superficie, volume..)  de tous objets scannés par leur lentilles spéciales. 

Mise en scène futur : En scannant la maison de votre voisin, vous saurez tout sur ces dimensions et pourrez faire imprimer en 3D exactement la même en quelques jours. Pratique ! 

Il serait intéressant de débattre sur le concept de propriété intellectuelle de nos jours mais cette interrogation fera l’objet d’un tout autre article. 

2- Le Détaillant et la réalité Virtuelle  : Virtual Retailing 

2.1- Les casques sur place 

La semaine dernière, Audi présentait son premier outil de Réalité Virtuelle sur le Salons de l’Automobile à Detroit - NAIAS - permettant aux utilisateurs de sélectionner n’importe quelle modèle de la marque et de l’essayer virtuellement. 

Le constructeur automobile allemand est un des seuls à avoir ce genre de technologie - Chrysler et Chevrolet aussi présents- et prend l’avantage sur ces concurrents par le simple fait d’offrir une expérience inoubliable à ses clients et de se positionner en tant qu’agent technologiquement supérieur sur le marché. 

En revanche, Marcus Kühne, développeur chez Audi, déclare que l’expérience ne sera disponible qu’uniquement dans les magasins détaillants, de peur que l’expérience ne soit optimale avec l’ordinateur des ménages. 
De plus, il est naturel de comprendre que les commerciaux se doivent quand même d’avoir un échange avec le prospect. L’expérience ne remplace pas le vendeur, mais illustre son discours. 

Ceci étant il possible de nuancer avec le type de produit commercialisé. Les biens dispendieux (appartement, voitures …) nécessitent une longue réflexion lors du processus de décision, ainsi les vendeurs sont indispensables dans la navigation de la vente. 
 

2.2- Les shops virtuels. 

Les magasins virtuels sont une autre alternative au Détaillant virtuel. Les utilisateurs peuvent virtuellement magasiner dans un environnement 3D modélisé ou dans une représentation photographique du magasin existant. 

Le célèbre magasin , Harrod’s, s’est offert une plateforme 360° de « virtual retailling » dans laquelle les utilisateurs du monde entier peuvent virtuellement visiter le magasin et visualiser les produits. La plateforme d’achat n’est pas encore intégrée mais cela ne saurait tarder. 

Malin, le groupe d’Harrod’s commercialise des espaces publicitaires virtuels. 

Ce genre de technologie se marie parfaitement aux magasins ayant une architecture (/ design)recherchée et commercialisant des marques s’assimilant au luxe. 

La marque montréalaise POP Headwear va très prochainement mettre en ligne son magasin virtuel (photo 360°). Merchlar, une jeune agence créative assure la production et la post-prod, et compte bel et bien démocratiser ce genre de contenu, destiné aux détaillants. 

D’autres, à l’instar de la compagnie serbe Virtual Shopping Center, s’adonne à la conceptualisation 3D d’un environnement inventé de toute pièce, ici un centre commercial, où les marques pourraient louer/acheter un emplacement virtuel et commercialiser virtuellement leurs produits. 

Là, est une brillante idée pour éviter les accidents liés à la frénésie des « boxing day ».

Blague à part, cette technologie pourrait nous éviter bon nombre de déplacements inutiles et une perte de temps considérable. 

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